L’Ă©glise Saint Georges est d’une construction relativement rĂ©cente : elle a Ă©tĂ© bĂątie aprĂšs la Grande Guerre, lorsque Monseigneur Guillibert, Ă©vĂȘque de FrĂ©jus-Toulon a rĂ©alisĂ© le vĆu de Mademoiselle Marguerite d’Espinassy de Venel. Cette derniĂšre dĂ©cĂ©dĂ©e en 1911, avait fait une donation Ă lâĂ©vĂȘchĂ© de FrĂ©jus Toulon pour Ă©difier une Ă©glise dĂ©diĂ©e Ă saint Georges, patron des militaires particuliĂšrement cher Ă la famille de la donatrice, vieille famille de militaires provençaux.
Ăglise Saint Georges, route du Cap Brun, Pose de la premiĂšre pierre 17 juin 1914, bĂ©nĂ©diction de l’Ă©glise 2 mai 1921.
Marguerite d’Espinassy de Venel Ă©tait religieuse. Elle avait fondĂ© une maison d’accueil pour vieilles dames dans sa maison du Clos Saint-Georges oĂč, pendant longtemps aprĂšs elle, sa famille a logĂ© des nĂ©cessiteux dont le cĂ©lĂšbre et sympathique AndrĂ© dit DĂ©dĂ©. Ă l’origine, le Clos Saint-Georges Ă©tait un Mas avec des terres et des vignes, d’oĂč le nom de clos. Le Clos Saint-Georges reste l’une des plus anciennes maisons du quartier, situĂ©e au niveau du parvis de l’Ă©glise au sud de la rĂ©sidence du Vieux Logis. Il appartient toujours aux descendants d’Espinassy. Ces descendants ont toujours oeuvrĂ© pour la paroisse Saint Georges et y restent trĂšs attachĂ©s.
La donation de Melle Marguerite d’Espinassy comportait notamment un terrain partant de l’emplacement de l’Ă©glise jusqu’au chemin du Cap Brun (actuellement Avenue de la RĂ©sistance) et une maison qu’avait fait construire son grand pĂšre dans le bas de ce terrain (actuel 31 boulevard Pierre Curie). AprĂšs la guerre de 14-18, Monseigneur Guillibert dĂ©tachera la parcelle de l’Ă©glise et de la cure et vendra le reste en 1921 Ă un marchand de biens, Mr. Garsiglia, qui fera le lotissement de la rue Saint-Georges (actuellement Boulevard Pierre Curie). Cette vente permettra la construction de l’Ă©glise.